L’investissement locatif à Paris est-il encore intéressant en 2019 ?

Alimentés par des taux d’emprunt qui sont toujours au plus bas, les banques assouplissant leurs conditions de crédit et de moins en moins exigeantes, le marché immobilier existant à Paris continue de fonctionner à pleine capacité. Est-ce que cette tendance durera?  Un investissement locatif à Paris est-il toujours intéressant ?

Récapitulation 2018 : les prix ont augmenté de 1,1% depuis le début de l’année

Les huit premiers mois de 2018 se sont inscrits dans la continuité de 2016 et 2017 au niveau national : hausses de prix stables et mesurées (+1,1% depuis le début de l’année) avec des volumes de vente stables et élevés dans un marché fluide. Selon 11 000 agences immobilières, les primo-accédants représentent encore en moyenne un tiers des acheteurs (32%), la part des investisseurs locatifs diminuant (14%) en faveur des achats de revente (42%). % d’acheteurs secondaires).

Impôts 2019 : l’année de prélèvement à la source

Actuellement, l’impôt sur le revenu en France n’est pas déduit directement du salaire d’un employé, ce qui signifie que tous les contribuables résidents doivent remplir une déclaration annuelle et disposer de l’argent nécessaire pour payer leur éventuelle facture fiscale. Cependant, à compter du 1er janvier, les impôts seront immédiatement déduits de leurs revenus : l’administration transmettra aux entreprises le taux d’imposition individuel à conserver sur les chèques de paie de leurs employés. Les propriétaires paieront leurs impôts fonciers directement aux autorités fiscales par versements. Les avantages fiscaux de type Loi Pinel seront payés par l’administration en deux versements : 60% en janvier et 40% en septembre 2019. Le prélèvement à la source ne devrait pas affecter les emprunteurs à la banque car la capacité d’endettement sera toujours calculée sur le salaire net avant impôt, comme c’est le cas aujourd’hui. Cependant, certains experts craignent une autre conséquence de cette nouvelle réglementation fiscale: le sentiment d’appauvrissement des contribuables, qui verront moins sur leurs bulletins de salaire qu’ils ne sont habitués. La réaction pourrait alors être une réduction de certaines dépenses, une tendance qui affectera la consommation et l’investissement, potentiellement dans l’immobilier. Les professionnels de l’immobilier résidentiel se préparent déjà à un ralentissement de leur activité, mais confiants que cette perception va s’estomper.

Chômage

Avec l’augmentation de l’investissement locatif paris 2018 en raison du Brexit et l’introduction de modifications d’infrastructure en prévision des Jeux olympiques de 2024, la création de nouveaux emplois dans la ville bénéficiera aux taux de chômage à long terme. Les taux actuels à moyen terme restent toutefois plutôt encourageants, avec une tendance à la baisse positive qui pourrait entraîner une évolution de la demande sur le marché immobilier.   Bien que le marché parisien soit plus équilibré qu’il ne l’a été depuis 2012, le nombre d’acheteurs reste toujours supérieur au nombre de vendeurs. Cela pourrait augmenter avec la baisse du chômage.  Bien sûr, toutes les villes ne sont pas dans le même bateau, des différences significatives ont été constatées à Rennes (taux de chômage de 6,8%) et à Marseille (11,8%).

Indicateur de tension immobilière

Sur une note connexe, l’Indicateur de Tension Immobilière ou ITI, qui mesure l’équilibre entre la demande et l’offre dans une zone géographique donnée et à un moment donné, fait actuellement apparaître un léger   déséquilibre de pouvoir en faveur des vendeurs. Cependant, MeilleursAgents note que l’évolution de l’ITI dans différentes zones suggère un rapport plus équilibré entre acheteurs et vendeurs et donc, à long terme (6 à 12 mois), une évolution des prix moins dynamique.

Temps de vente

Le temps de vente médian représente le temps nécessaire pour commercialiser et vendre des biens et constitue un bon indicateur de la fluidité du marché.   Le temps moyen de vente continue de diminuer dans toutes les villes françaises sauf Bordeaux et Strasbourg. Le marché urbain est donc généralement fluide (80 jours en moyenne) ou même très fluide dans les plus grandes villes de France (39 jours à Paris ou 45 jours à Lyon).

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