Eco-construction : 3 étapes clés pour une maison plus écologique

Si la propriété d’une maison individuelle constitue l’un des grands rêves pour de nombreux Français locataires de leur logement, un tel projet soulève évidemment des questions centrales et parfois complexes. La notion de budget est évidemment au cœur des préoccupations des acquéreurs, mais on s’aperçoit aussi que la question de l’impact écologique, à court ou à long terme est de plus en plus mise en avant lorsqu’il s’agit de définir un projet. Ainsi, de la conception de votre future maison au choix des matériaux et jusqu’aux équipements, voici 3 points à prendre en compte pour faire construire une maison écologique.

Pourquoi faire construire une maison écologique ?

De plus en plus d’acheteurs se tournent vers des constructeurs proposant des maisons plus respectueuses de l’environnement. Différentes raisons les animent et justifient ce choix plutôt que de faire appel à un constructeur traditionnel :

  • La dimension écologique. La population, et notamment les nouvelles générations d’acheteurs, est de plus en plus consciente de l’impact écologique de l’activité humaine et souhaite justement réduire son impact dans ses choix de consommation, y compris lors de l’achat d’une maison.
  • La dimension économique. Des projets d’écoconstruction visent également à réaliser des économies, que ce soit sur les factures d’électricité, d’eau ou de chauffage.
  • La dimension santé. La maison est, par nature, le cocon de sécurité du foyer. Pourtant, certains matériaux et équipements de construction peuvent contaminer l’air de la maison. Misez sur des matériaux de construction plus naturelle permet de bénéficier d’une atmosphère plus saine.

construction maison écologioque

Étape 1 : misez sur la construction bioclimatique

Un projet de construction de maison écologique n’est pas seulement une affaire d’isolant naturel, d’ossature bois ou d’autonomie énergétique. De nombreux aspects sont à prendre en compte dans la nature même du projet, à travers des aspects clés :

  • L’orientation de la maison : afin de profiter au mieux des apports solaire, tant pour le confort de vie que pour sa chaleur naturelle ou la captation d’énergie, l’orientation de la maison est une donnée essentielle.
  • L’organisation des espaces : toujours dans cette logique, l’agencement des pièces se fera en fonction du rythme de vie et des apports solaires. On cherchera donc plutôt à orienter les pièces de vie vers le sud et les espaces nuits au nord.
  • L’implantation de la maison sur le terrain : au-delà du choix du terrain lui-même avec les données climatiques, les précipitations ou encore les ressources naturelles, l’implantation de la maison est essentielle. On évitera ainsi et par exemple des zones trop ombragées aux moments clés de la journée.

La maison bioclimatique est finalement une maison qui sait tirer pleinement parti de son environnement. L’idée à travers ces différents points est de valoriser ou se protéger selon les apports solaires, et cela été comme hiver. Cela va bien évidemment au-delà avec la gestion des ouvertures, le choix des équipements de chauffage, l’isolation du bâtiment… Autant d’éléments que nous évoquerons ensuite.

Étape 2 : sélectionnez des matériaux de construction plus naturels

Difficile d’envisager la construction d’une maison plus écologique sans soulever la problématique des matériaux nécessaire à son édification. En la matière, l’offre s’est nettement élargie en comparaison avec les décennies passées où régnaient le parpaing, le ciment et le béton. Et plus encore que le choix de matériaux naturels, le recours s’appuie aussi sur leur disponibilité pour un usage intelligent et raisonné.

Vous l’avez sans doute observé au cours des dernières années, les maisons en bois et dite à ossature bois ont particulièrement le vent en poupe. Elles constituent ainsi une bonne part des demandes émanant d’acquéreur souhaitant faire construire une maison plus proche de la nature. Et de fait, ces maisons en bois offrent généralement une bonne isolation et permettent donc de limiter les dépenses en chauffage. Encore faut-il choisir d’où provient le bois utilisé et qu’il soit peu transformé.

Mais le bois n’est pas le seul matériau de construction intéressant dans le cadre d’une construction de maison plus respectueuse de l’environnement. Pour l’isolation notamment, les solutions plus naturelles sont nombreuses et diverses :

  • Construction : bois, brique, béton de chanvre…
  • Isolation : chanvre, paille, laine de mouton, liège, ouate de cellulose…
  • Revêtement de sol : sisal, jonc de mer, fibre de coco, parquet, linoléum…

Étape 3 : choisir des équipements sains et peu énergivores

Une fois votre projet défini et votre maison construire, il reste à l’équiper pour la rendre vivable et fonctionnelle. Et avant même de réfléchir à la sélection d’équipements électroménagers offrant une faible consommation électrique, voire de trouver des alternatives à ces appareils, il convient de s’interroger sur des fonctions essentielles de tout habitat : la ventilation, le chauffage, la production d’eau chaude et les besoins en électricité.

Durant l’étape 1, nous avons pu que certains concepts du bioclimatisme, et notamment l’exposition solaire visant à capter au mieux son énergie chauffante et sa luminosité, permettent de réduire les besoins en éclairage et même en chauffage, tout au moins une partie de la journée ou de l’année. Néanmoins certaines installations s’avèrent indispensables :

  • Le chauffage : les énergies renouvelables sont probablement la meilleure solution lorsque l’on souhaite réaliser une maison plus écologique. On optera ainsi pour une pompe à chaleur pour un fonctionnement autonome, ou encore un poêle à bois ou à granulés qui permettront de créer une ambiance agréable.
  • La production d’eau chaude : le chauffage solaire est une bonne solution pour transformer l’énergie du soleil en chaleur transmise au ballon d’eau chaude… à condition d’habiter dans une région suffisamment ensoleillée. Des chaudières utilisant des énergies renouvelables peuvent intégrer le circuit de chauffage de l’eau.
  • La ventilation : il est important de ventiler une maison afin d’éviter l’humidité et les problèmes qui en découlent (moisissure, odeurs…). Si l’on peut renouveler l’air intérieur chaque en ouvrant les fenêtres, il est plus simple de penser à l’installation d’une VMC double flux.
  • Les besoins en électricité : l’électricité est l’un des principaux points de questionnement pour celles et ceux qui optent pour la construction d’une maison respectueuse de l’environnement, avec le désir de faire un maximum d’économies dans le temps. Là encore les solutions sont diverses et assez bien connues du grand public : les panneaux photovoltaïques ou les éoliennes, à condition encore de bénéficier d’une bonne exposition au soleil ou au vent.
  • Les besoins en eau : s’il est difficile d’envisager une pleine autonomie en eau, certaines dépenses peuvent être facilement évitées, notamment l’arrosage du jardin ou les toilettes. Dans le premier cas, les eaux de pluie récupérées permettront d’arroser les végétaux. Dans le second cas, on pourra installer des toilettes sèches ou encore un système permettant de récupérer l’eau du lave-mains pour la chasse d’eau.

panneaux solaires

Est-il plus écolo de faire construire ou de rénover une maison ?

Au-delà de ces divers aspects, on est également en droit de se poser la question de l’intérêt d’une construction alors qu’il est possible d’acheter et de rénover une maison ancienne. Car certes, il est très intéressant et stimulant de partir d’une page blanche pour inventer une maison répond à tous ces critères, qu’ils soient esthétiques, pratiques ou écologiques. Et si un projet de construction est souvent plus long, il offre l’avantage de bénéficier intégralement d’équipement neuf et performant, que ce soit pour l’isolation, les ouvertures, le chauffage, etc. Mais finalement, il est aussi possible d’imaginer des projets très performants sur le plan écologique lorsque l’on s’engage dans la rénovation. Comme pour le neuf, on pourra repenser l’isolation, les équipements, la toiture… Enfin, notons un avantage écologique non écologique de la rénovation : un projet d’une telle nature s’appuie sur l’existant et ne nécessite pas de grignoter de terrains vierges pour un installer une nouvelle dalle et un nouveau bâtiment.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *